Clément Lefebvre et le Quatuor Talich
Clément Lefebvre interprète le Concerto pour [...]
Focus -344-41e Festival Chopin à Paris en 2026, 14 invitations au voyage
Rodolphe Menguy révèle les affinités entre Chopin et Debussy, en contraste avec l’ample Sonate en si mineur de Liszt.
« L’interprétation des trois compositeurs du récital est liée à leur contribution à l’évolution de la facture pianistique. À presque un siècle d’intervalle, Debussy et Chopin ont une approche similaire du piano. Le jeu des couleurs harmoniques et des textures sonores, avec l’emploi de la pédale, tend à faire oublier que cet instrument à cordes frappées est percussif. Par la forme du recueil, les Préludes de Debussy font référence à ceux de Chopin. J’en joue trois, Les Fées sont d’exquises danseuses, Les sons et les parfums tournent dans l’air du soir et Feux d’artifice, qui sont trois manières différentes d’orchestrer le piano. Chopin s’inspire plutôt de la voix et du belcanto. Le flux quasi ininterrompu de la Fantaisie-Impromptu l’illustre bien.
Liszt, le piano symphonique
Les valses mettent l’accent sur le caractère intimiste de l’instrument, et la Berceuse fait entendre quelque chose d’assez debussyste dans les enchaînements d’accords. L’univers de Liszt contraste totalement avec celui de Chopin, par sa façon d’exploiter les ressources du piano. Son geste est plus extraverti, voire grandiloquent. La Sonate en si mineur, une œuvre qui m’accompagne depuis de nombreuses années, n’est pas pour autant écrasante. Elle n’est pas monolithique. C’est comme un poème symphonique pour piano. »
Propos recueillis par Gilles Charlassier
à 16h30.
Festival Chopin à Paris
Organisé par la Société Chopin.
Orangerie de Bagatelle, 75016 Paris.
Du 21 juin au 14 juillet 2026.
Clément Lefebvre interprète le Concerto pour [...]