Une saison spectaculaire, avec Baro d’Evel, le collectif XY, Julie Duclos, Jean-François Sivadier, les Chiens de Navarre
Par leur nombre d’interprètes, leur technique [...]
Focus -347-Rénové et agrandi, le Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines rouvre ses portes
À la tête du Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines depuis 2015, Lionel Massétat se réjouit de la transformation du théâtre, après presque trois ans de travaux.
Quelles perspectives les travaux réalisés ouvrent-ils ?
Lionel Massétat : Les travaux, financés par l’agglomération de SQY, le ministère de la Culture, la région Île-de-France et le département des Yvelines, ont permis la rénovation du théâtre mais aussi son extension. Nous avons travaillé en étroite collaboration avec l’agglomération, qui a entrepris un vaste projet de transformation de tout l’hyper-centre. Les deux salles de 1000 places et 300 places ont été rénovées. Lorsque les travaux sur le parvis seront achevés, d’ici la fin de l’année, le théâtre s’avancera sur la place Georges Pompidou, se rapprochera des gens. Auparavant, dès que notre salle de 1000 places était en activité, le public devait attendre à l’extérieur. Couvrir le parvis permet de gagner 600 mètres carrés supplémentaires, répondant à un besoin d’accueil, de convivialité. Nous créons ainsi un nouvel espace où peuvent se mettre en place toutes sortes d’événements, ateliers et rencontres, ainsi qu’un bar et un restaurant avec sa cuisine, qui sera ouvert midi et soir. Une terrasse à l’étage va aussi être réaménagée, avec tables, chaises et transats. Le théâtre ainsi s’affirme comme un lieu de vie ouvert, cultivant le plaisir d’être ensemble. En dirigeant ce théâtre, c’est une triple connexion que je défends : territoriale, sociale et artistique, la scène étant bien entendu le cœur de notre activité. Découvrir l’art théâtral nous relie, fait émerger une connexion à soi, enrichie, renouvelée.
Qu’est devenu le théâtre pendant les travaux ? Cette période a-t-elle transformé le rapport au territoire ?
L.M. : Nous nous sommes posé la question de la construction d’un théâtre éphémère, la solution la plus confortable, mais comme les théâtres sont nombreux sur le territoire, nous avons décidé de nouer de véritables partenariats avec un florilège de lieux situés principalement dans l’agglomération. Ce dialogue a permis aux œuvres comme aux spectateurs de circuler, facilitant la découverte et l’ouverture. Se déplacer ainsi pendant trois saisons hors les murs a permis de toucher de nouveaux publics. Nous avions déjà l’habitude de sortir de nos murs grâce au dispositif Le TSQY en balade, un outil de décentralisation qui depuis quinze ans propose des spectacles pluridisciplinaires dans des lieux non équipés. Une des forces de ce lieu, c’est aussi sa part d’invisible : plus d’une centaine de projets d’éducation artistique auprès des écoles, collèges et lycées, des partenariats avec l’université, des résidences à l’hôpital…
Comment envisagez-vous cette nouvelle saison ?
L.M. : Cette saison de réouverture est une saison de réappropriation du lieu, avec de nouvelles habitudes. Écologique et accueillant, le projet qui a été choisi suite au concours d’architectes (ndlr agence Fagart/Fontana + Leininger) s’insère parfaitement dans l’espace, invite à franchir la porte. Pour fêter cette réouverture, nous programmons de magnifiques spectacles. Le Pas du Monde par le collectif XY, Qui som ? par Baro d’evel, I will survive par les Chiens de Navarre, Sentinelles par Jean-François Sivadier, Grand-peur et misère du IIIe Reich par Julie Duclos. Pour notre tout nouveau et vaste lobby, nous avons commandé à Jeanne Desoubeaux et la compagnie Maurice trois Cabarets, et à Johnny Lebigot, qui fabrique de très belles sculptures végétales, une installation évolutive et divers ateliers. Rien n’est figé, ce nouvel outil est conçu pour créer et partager…
Propos recueillis par Agnès Santi
Tél : 01 30 96 99 00. www.theatresqy.org
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