La Terrasse

"La culture est une résistance à la distraction" Pasolini

Focus -244-FESTIVALS « RESEAU SPEDIDAM »

Interpréter le génie mozartien

Interpréter le génie mozartien - Critique sortie Classique / Opéra
© Jean-Luc Caradec / F 451 productions

GROS PLAN / FESTIVAL DES LUMIERES
Propos recueillis Cyril Huvé

Publié le 26 mai 2016 - N° 244

Disciple de Claudio Arrau, Victoire de la Musique en 2010, Cyril Huvé est aujourd’hui le soliste du Concerto pour piano n°22 KV 482 de Mozart, accompagné par le Paris Mozart Orchestra dirigé par Claire Gibault. Signalons que le label Erato vient de rééditer son disque marquant consacré à Busoni, enregistré il y 30 ans.

« Le Concerto n°22 de Mozart est une oeuvre d’affirmation dans la fidélité à soi-même… Elle reprend le plan du Concerto Jeune homme : tragique du mouvement central, mystère poétique de l’épisode en la bémol au coeur du finale, un merveilleux Rondo au thème énigmatique. Ce concerto, qui cite des passages de l’Ouverture des Noces de Figaro, reprend ces éléments en leur donnant une ampleur nouvelle, une amertume tragique et un sens de l’espérance. Le thème de l’intermède en la bémol du finale se retrouvera quatre ans plus tard dans le toast en canon du second finale de Cosi fan tutte pour évoquer les promesses du bonheur le plus harmonieux. Cela fait beaucoup à aimer dans cette foisonnante synthèse de l’essentiel du génie mozartien !

Jouer de la lumière et de l’ombre

Ferruccio Busoni, dont 2016 marque le 150ème  anniversaire de la naissance, est un compositeur qui occupe une place importante dans mon panthéon personnel… Et les Concertos de Mozart l’ont fortement marqué. Busoni a aussi écrit une série d’aphorismes qui expriment magnifiquement le défi de l’interprétation de la musique de Mozart : «  Ses solutions sont en même temps des énigmes – Il joue de la lumière et de l’ombre, mais c’est une lumière qui n’aveugle pas et une obscurité où l’on discerne pourtant la netteté des contours – Il peut dire beaucoup, mais il ne dit jamais trop – Il a du tempérament, mais n’est jamais nerveux – Il est toujours audacieux, mais jamais téméraire –  Il a l’instinct de l’animal : il se donne des buts qui imposent à ses forces de se déployer jusqu’à leurs ultimes limites, mais pas au-delà ». Le défi mozartien n’est-il pas ainsi très sérieusement cerné ? »

 

Propos recueillis par Jean Lukas

A propos de l'événement

FESTIVAL DES LUMIERES
du Vendredi 26 août 2016 au Dimanche 28 août 2016


Dans le cadre du Festival des Lumières, qui a lieu du 26 au 28 août 2016.


Spedidam


www.spedidam.fr


16 Rue Amélie, 75343 Paris Cedex 07


Tél. 01 44 18 58 58


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