« Imminentes », la douce puissance de Jann Gallois
Dans sa dernière création construite en deux [...]
Une nouvelle fois, la jeunesse constitue l’« échantillon d’humanité » observée et mise en scène par Michel Schweizer, qui passe des Fauves aux Chiens.
Presque 15 ans séparent Fauves, œuvre marquante de Michel Schweizer, de Dogs. Entre-temps, il est passé par Cheptel, autour de l’enfance, filant toujours la métaphore de la meute, de la communauté, dans le projet de s’attacher chaque fois à un groupe de personnes, au plus proche de leurs comportements, de leurs aspirations. À partir de la tentation documentaire, il invente une forme scénique qui balaye les conventions, rebat les cartes quant au rôle du metteur en scène ou du maître de cérémonie, place la danse, la parole ou l’image dans un dialogue surprenant. Les questions fusent, terriblement bien choisies pour d’emblée placer la rencontre avec ces jeunes à une certaine hauteur. On passe de l’autobiographie à l’extrême poésie, qui constitue tout le talent de Michel Schweizer, toute sa singularité (ici programmé au festival Les Singulier∙ers !). Et l’on aime chaque fois reprendre des « nouvelles du parc humain » qu’il offre à notre regard, réactualisant des interrogations toujours profondes.
Nathalie Yokel
Les 12 et 13 février à 19h, le 14 à 17h, dans le cadre du festival Les Singulier∙es.
Tél. : 01 53 35 50 00.
Dans sa dernière création construite en deux [...]