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Légende vivante du piano, Elisabeth Leonskaja revient à Paris avec deux programmes dédiés à Schubert.
Marquée par son compagnonnage artistique avec Richter, Elisabeth Leonskaja est l’une des dernières incarnations d’une tradition russe à la quête inlassable de la quintessence musicale, n’hésitant pas à sonder régulièrement les mystères des grandes pages et «chercher entre chaque lecture d’une même œuvre ce qui pourra influencer ou nourrir une nouvelle interprétation». Nourrissant des affinités électives avec Schubert, dont elle vient de réenregistrer l’intégrale des Sonates chez eaSonus, dans deux coffrets parus en 2016 et 2019, Elisabeth Leonskaja met le compositeur viennois à l’honneur dans deux programmes qui se répondent.
Testament musical
Le premier associe les contrastes de la Sonate en ré majeur D850 aux élans fébriles et virtuoses de la Wanderer Fantaisie en ut majeur D760, dont le caractère cyclique avait impressionné Liszt au point d’écrire un arrangement pour piano et orchestre de cette fascinante course à l’abîme, tandis que les Trois Klavierstücke D946, publiés par Brahms en 1868, appartiennent à la dernière période créatrice de la courte vie de Schubert, comme les trois dernières sonates, à l’affiche du second concert. Composées en septembre 1828, quelques semaines avant sa mort, elles assimilent de manière originale l’héritage beethovénien, entre le puissant dramatisme de la D958 en ut mineur, le lyrisme de la D959 en la majeur et son ineffable Andantino, et la mélancolie de la D960 en si bémol majeur, sorte de testament musical de Schubert.
Gilles Charlassier
Grande salle Pierre Boulez, 221 avenue Jean-Jaurès, 75019 PARIS. Mardi 19 avril et lundi 2 mai 2022 à 20h30. Tél. 01 44 84 44 84. Places de 10 à 90 euros.
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