Fanny Chériaux met en scène « Venise, récit chanté d’un corps » ou les élans d’une femme qui ne s’est pas toujours sentie bien dans sa peau…
Elle chante, elle joue du piano, elle se [...]
Avec le duo formé par Roser Montlló Guberna et Brigitte Seth, MarDi (Marie Dilasser) écrit une pièce pour neuf interprètes sur les ruines de notre monde. Pour y chercher de la lumière.
« Brigitte, Roser et moi avons pu nous rencontrer grâce à Laëtitia Guédon aux Plateaux Sauvages dans le cadre du festival L’Équipée sauvage, où j’ai écrit pour elles Invisibles, une petite forme de vingt minutes. Elles m’ont ensuite passé commande d’une plus grande forme qui est devenu Señora Tentación, spectacle dansé sur la rencontre amoureuse de deux femmes. Qui a peur de Lysistrata ? est un travail un peu différent. Comme nous nous connaissons, nous savons comment chacune travaille, réfléchit avec la voix, avec la danse, les images, les récits. Nous sommes assez intuitives. Et baroques. L’image qu’elles m’ont donnée, et qui a compté pour l’ensemble du texte, c’est celle d’un champ de ruine dans lequel les interprètes entrent lentement, et lentement ramassent des débris, des morceaux de tissus. J’ai pris cette image de champ de ruine comme point de départ et d’arrivée. Le texte est aussi en débris. En bribes. En éclats.
Déconstruire la violence
Lysistrata, le nom de l’héroïne éponyme d’une tragédie d’Aristophane, veut dire « celle qui délie l’armée ». Je m’intéresse aux mouvements pacifistes contre les guerres. Et notamment à la réflexion de la militante pacifiste turque Pinar Selek, qui dit que dès lors qu’il y a des armes, il y a des rapports de forces qui s’installent à l’intérieur d’une même communauté ou groupe armé, même du côté des résistants et résistantes. Si la pièce d’Aristophane est pour moi plus un prétexte qu’un support, je m’attache à la légende qui raconte qu’Aristophane aurait écrit cette pièce en pleine guerre du Péloponnèse. Je ne sais pas si elle a eu un impact sur l’arrêt de la guerre, mais je trouve ce geste très fort. Dans ces ruines, nous avons beaucoup cherché la lumière, nous avons cherché l’espoir et la restitution d’une humanité aimante, désirante, joyeuse, créative. Et je crois très fort que la débinarisation des genres et des corps est un des leviers d’une sortie possible de la violence, en tout cas de la violence sexiste et sexuelle qui a lieu en temps de paix et qui atteint des sommets en temps de guerre et d’après-guerre.
Propos recueillis par Anaïs Heluin
du lundi au vendredi à 20h, samedi à 17h30, dimanche à 15h30, relâche le mardi. Durée estimée : 1h30. https://tgp.theatregerardphilipe.com
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