Simon Falguières rend hommage à Molière et aborde les tourments de notre époque avec « Molière et ses Masques »
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Pour sa nouvelle création, signée en collaboration avec le comédien Jean-Erns Marie-Louise, l’auteur-metteur en scène Emmanuel Meirieu fait dialoguer deux récits de migrations : l’une animale, l’autre humaine. Ode au vivant et à la liberté, Monarques creuse ce double chemin sans atteindre les hauteurs du voyage métaphorique qu’elle propose.
Dans Monarques, il y a une forte dimension politique. Il y a aussi une veine poétique, adossée à une prise de conscience écologique. Proposition aux visées amples, le spectacle co-écrit et co-mis en scène par Emmanuel Meirieu et le comédien Jean-Erns Marie-Louise (avec la complicité de Julien Chavrial et Odille Lauria, qui complètent la distribution) met en regard deux histoires inspirées de faits réels. La première est relatée par une vidéo. Sur écran, un Canadien nous raconte comment il soigne des papillons monarques aux ailes blessées, avant que ces derniers n’entament la migration que leur espèce effectue, depuis deux millions d’années, de l’Amérique du Nord au Mexique. Il nous raconte aussi la mort de son frère, ainsi que son propre voyage en parapente, qui suit la route des lépidoptères afin d’alerter l’opinion publique sur leur disparition. Puis le rideau s’ouvre, laissant la place au second récit. Il a pour cadre deux wagons de La Bestia, train de marchandises mexicain sur lequel montent de nombreux migrants pour tenter de rejoindre les États-Unis.
Des papillons et des hommes
Parmi eux, un Haïtien mutilé qui prend soin d’un compagnon lui-même unijambiste (représenté par un mannequin) et une femme enceinte. Nous les suivons dans ce périple cauchemardesque qui finira par croiser la route du parapentiste canadien. Cette pièce à la fois universaliste et écologiste associe judicieusement la migration animale des papillons monarques, que personne n’aurait l’idée de dénoncer ou d’entraver, à la migration d’êtres humains trop souvent considérée illégitime. L’idée est bonne, mais une idée ne suffit pas à faire un spectacle réussi. Pas plus que de bonnes intentions. Noyés dans des paysages sonores et visuels misérabilistes, les personnages du second volet de Monarques (partie essentielle du spectacle) s’agitent dans tous les sens. Ils se heurtent à une réalité implacable, sans cesser de rêver aux horizons lointains auxquels ils aspirent. Malheureusement, la fable pleine de sentimentalisme dans laquelle ils sont enfermés n’est pas aussi vaste. Ses enjeux font du surplace. Son propos tourne en rond.
Manuel Piolat Soleymat
Tournée
A la MC2: de Grenoble les 29 et 30 janvier 2026, au Théâtre d’Aurillac les 26 et 27 mars, à L'Estive à Foix le 2 avril, au Festival Mythos à Rennes du 8 au 11 avril, aux Célestins - Théâtre de Lyon du 22 au 26 avril, au CDN de Normandie-Rouen les 28 et 29 avril, au Volcan au Havre les 5 et 6 mai, au Bois de l’Aune à Aix-en-Provence les 19 et 20 mai, au Tangram à Évreux le 21 mai, à Anthéa – Antipolis à Antibes le 26 mai.
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