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Avec Mylène Farmer pour guider sa route, Sylvain traverse les affres de l’adolescence. Thomas Quillardet imagine un spectacle intime et doux autour de la figure du homard désenchanté.
Thomas Quillardet : J’avais envie de traiter de l’adolescence, moment de fragilité émotionnelle passionnant, qui permet de parler de la mélancolie, de l’ennui, de la tristesse, propres à cet âge, et d’interroger la manière de convoquer la joie pour pouvoir sortir de ces états d’âme. La musique et la chanson populaire, la chanson rendez-vous, celle qui fait plaisir, sont de ces viatiques qui permettent de traverser et de dompter ces sentiments.
T.Q. : C’est une chanson doudou, une chanson dans laquelle tout le monde se retrouve, qui traverse les âges, qui porte ceux qui l’écoutent dans la joie ou la tristesse, qu’ils l’aiment ou pas… Et Mylène Farmer en a énormément à son actif ! À 64 ans, après 42 ans de carrière, elle est l’icône absolue de la chanson française ! Tout le monde la connaît ; elle a une énorme communauté de fans ; elle ne se démode pas ; elle est même devenue la référence de la nouvelle génération qui reprend
T.Q. : C’est l’histoire de Sylvain, un ado en sa chambre ! On pénètre progressivement dans cette chambre et dans l’univers mental de Sylvain, où l’on croise ses pensées, ses désirs, ses émotions, ses rêves et ses fantasmes. Sylvain convoque autour de lui des figures imaginaires, qui sont comme les artisans de son rêve. Le chorégraphe, le parolier, le musicien de Mylène Farmer sont là. Elle-même est absente, mais tout son univers créatif est convoqué. Nous mettons ses textes en avant, dégagés des arrangements qui ont porté et portent encore les adolescents et les adultes. Il ne s’agit pas d’un spectacle à message sur l’adolescence d’aujourd’hui mais d’une invitation à faire retour sur sa propre adolescence, son rapport aux parents, à l’école, à la solitude. Ce n’est pas un spectacle politique sur la jeunesse ; c’est un spectacle sur nos intimités. Je veux parler de la fragilité, et de la manière qu’on peut trouver pour s’en émanciper. Sylvain, lui, s’affirme par la musique et se construit par la rencontre avec une artiste. Sa chambre se transforme en salle de concert, en studio de musique : elle devient, par le théâtre, un terrain de jeu imaginaire et foutraque.
Propos recueillis par Catherine Robert
Du mardi au vendredi à 19h30 ; samedi à 18h30 ; dimanche à 17h. Tél. : 01 44 95 98 21. Durée : 1h20.
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