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Le jeune pianiste Gaspard Dehaene signe un nouvel enregistrement intitulé « Vers l’ailleurs »

Le jeune pianiste Gaspard Dehaene signe un nouvel enregistrement intitulé « Vers l’ailleurs » - Critique sortie Classique / Opéra Paris Goethe Institute

CLASSIQUE / PIANO

Le jeune pianiste français né en 1987 signe un nouvel enregistrement intitulé « Vers l’ailleurs » consacré à Liszt, Schubert et le compositeur contemporain Rodolphe Bruneau-Boulmier. Un hommage à son grand père l’écrivain Henri Queffélec.

Comment avez-vous conçu le programme de ce nouvel enregistrement ?

Gaspard Dehaene : J’ai pensé ce programme comme un double hommage : celui de Liszt à Schubert et un hommage personnel à mon grand père Henri Queffélec, grand écrivain de la mer trop oublié à mon goût… Il aimait énormément la musique, notamment Schubert, et elle était très souvent évoquée dans ses écrits. En tant que petit-fils, je souhaite modestement que ce disque soit comme le vecteur d’un hommage en retour de la musique à sa littérature… L’œuvre centrale du disque eest la Sonate D 959 de Schubert, une œuvre majeure dans ma vie de musicien que j’ai eu récemment la chance de la jouer pour Alfred Brendel. Ce fut une rencontre inoubliable, et un choc immense de trouver, avec son aide, encore tant de richesses dans cette sonate.

Quels liens tissez-vous entre ces trois compositeurs ? 

Gaspard Dehaene : En plus du double hommage, j’ai articulé les pièces en fonctions des différents voyages qu’elles suggèrent : à travers les mers avec le lied « Auf dem Wasser zu singen », pièce qui part de la danse des flots pour s’élever vers les cieux, et « Quand la terre fait naufrage » de Rodolphe Bruneau-Boulmier, qui au contraire, s’enfonce dans les abîmes de la mer ; voyage à travers les terres avec la mélodie hongroise de Schubert, le lied « Aufenthalt », la Rhapsodie Espagnole de Liszt ; et enfin le voyage à travers le temps de la vie, dont le Wanderer Schubert nous livre un témoignage poignant.

Cet enregistrement comprend une œuvre d’un compositeur contemporain : Rodolphe Bruneau-Boulmier…

Gaspard Dehaene : Les interprètes ne seraient rien sans les compositeurs. Il est de notre devoir de faire résonner également la musique de notre temps, de renvoyer l’ascenseur en quelque sorte. La rencontre avec le compositeur est toujours passionnante, car on s’aperçoit que la question de l’interprétation laisse toujours une mystérieuse souplesse : il n’y a jamais qu’une seule et unique solution, et l’on doit faire des choix…sans jamais les vouloir définitifs !

 

Propos recueillis par Jean Lukas

A propos de l'événement

Le jeune pianiste Gaspard Dehaene signe un nouvel enregistrement intitulé « Vers l’ailleurs »
du Mardi 22 janvier 2019 au Mardi 22 janvier 2019
Goethe Institute
17 Avenue d'Iéna, 75016 Paris

à 20h. Tél. 01 44 43 92 30


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