Danse - Gros Plan /Captation vidéo

VIDÉO – Danse dans les Nymphéas, François Chaignaud danse Isadora et le sens du bonheur



Musée de l’Orangerie / François Chaignaud

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Née au bord de l’Océan Pacifique, Isadora enfant adorait contempler le mouvement des vagues. Peut-être est-ce là que commença à naître son désir d’une danse déliée, fluide, profondément vivante, libérée des contraintes et affranchie des conventions. Pionnière révolutionnaire de la danse, ancrée dans une époque fiévreuse qui ne sait pas encore qu’elle s’avance vers l’abîme, Isadora Duncan fascine encore les danseurs d’aujourd’hui. Toujours curieux d’ailleurs pluriels, François Chaignaud étudie son répertoire depuis six ans auprès de la danseuse et pédagogue Élisabeth Schwartz, interprète avec lui de ce sublime récital au cœur de la vaste frise des Nymphéas du Musée de l’Orangerie. Elle souligne la souplesse de la danse d’Isadora Duncan : « C’est un corps qui se déploie continuellement. Il est toujours dans l’inachevé, jamais fini, le geste ne s’arrête pas au bout des doigts. » À l’écoute des émotions intérieures, charmée par la Grèce antique, la danse d’Isadora Duncan ne vise pas à accompagner ou à illustrer, mais à être intensément. Il n’est guère étonnant qu’une danse aussi éprise d’idéal et de liberté fascine François Chaignaud, lui qui s’est déjà confronté avec bonheur au butô, à des figures de la culture espagnole ou aux Harmonies célestes d’une abbesse du XIIe siècle. Avec ces explorations inspirantes, sa danse exprime un art du trouble, de l’interrogation, des métamorphoses, où le chant se mêle au geste.

Puissance de la danse

 « À travers ce récital miniature, apparaissent l’étrangeté, la multitude et l’actualité paradoxale de ces corps sculptés par Isadora Duncan dans le premier tiers du XXe siècle. Créées dans un monde en proie à des mutations inédites, à la fois effrayant et fascinant, ces danses témoignent d’un désir puissant de reconquérir une intensité propre, qui semble se trouver déchirée entre la nostalgie d’un monde disparu, l’illusion du retour à un état de nature fantasmé, le goût du voyage et de la contemplation, et l’affirmation de la puissance sensuelle d’un corps anémié par le spleen et la vie moderne… Plonger dans ces danses insaisissables est pour moi autant l’étude d’un répertoire et d’une histoire (et de la façon dont les formes chorégraphiques et expressives adoptées par Isadora Duncan exsudent une époque, un lieu, un paysage mental, poétique, et idéologique), qu’une interrogation salutaire, adressée à notre façon contemporaine de créer et de danser. Isadora Duncan éblouit nos angles morts. » explique François Chaignaud. Une plongée tout en contrastes et nuances, accompagnée au piano par Romain Louveau et magnifiée par les frissons subtils et lumineux des couleurs.

Agnès Santi

A propos de l'événement


François Chaignaud danse Isadora et le sens du bonheur
du Vendredi 24 septembre 2021 au Samedi 25 septembre 2021

Jardin Tuileries, 75001 Paris

Les 24 & 25 septembre sur :


https://www.musee-orangerie.fr/fr/actualites/danse-dans-les-nympheas/recital-dans-les-nympheas-francois-chaignaud-danse-isadora-et-le


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