sur LA TERRASSE : Théâtre - Critique

Triptyque du pouvoir : de la séduction à l’agonie

Les mécanismes du pouvoir, manifestes ou sournois, transforment les individus et les sociétés. Ivresse, vertige, absolutisme et folie empoisonnent alors les imaginaires autant que les raisonnements. En trois volets, Mefisto for ever, Wolfskers et Atropa, la vengeance de la paix, s’inspirant des Grecs autant que de l’actualité contemporaine, et prouvant en cela la pérennité tragique des conflits humains et de la tentation du despotisme, Guy Cassiers, directeur du Toneelhuis d’Anvers, déploie sa vision du pouvoir avec de remarquables acteurs, s’appuyant sur les textes de Tom Lanoye pour Mefisto et Atropa, et de Jeroen Olyslaegers et Erwin Jans pour Wolfskers. Une vision percutante dans le premier volet, moins convaincante dans le second, et dans le troisième, une première partie plutôt statique laisse ensuite place à un drame humain d’une exceptionnelle intensité théâtrale.