photo: Oskaras Korsunovas
Entretien /
Oskaras Korsunovas

La scène comme point de départ vers l’imagination des spectateurs

Pour Oskaras Korsunovas, figure emblématique de la scène lituanienne, un art dramatique qui n’a lieu que sur le plateau est un art dramatique mort, qui se nie lui-même. Invité par le Théâtre de la Commune et la Comédie-Française, le jeune metteur en scène présente Dans le rôle de la victime et La Mégère apprivoisée.

Le Maître et Marguerite, Visage de feu, Œdipe roi… Quel lien invisible se dessine-t-il entre les pièces que vous choisissez de mettre en scène ?

Oskaras Korsunovas
: Le fil conducteur qui, de manière étrange et assez inattendue, lie toutes ces pièces, c’est ma vie, ma mémoire, mes propres expériences. On peut dire que chaque spectacle, en quelque sorte, provoque le spectacle suivant. Par exemple, c’est l’écriture de Marius von Mayenburg qui m’a donné envie de mettre en scène Roméo et Juliette, Sophocle qui m’a permis de comprendre que les œuvres de Sarah Kane sont des tragédies contemporaines. Dans mon théâtre, les pièces contemporaines sont souvent mises en relation avec des pièces classiques. Car j’essaie de mettre en scène les classiques de façon contemporaine et les pièces contemporaines comme des classiques.
 
Quelle est la pièce qui vous a mené jusqu’à Dans le rôle de la victime ?

O. K.
: C’est Hamlet, de façon assez évidente puisque Valya, le personnage principal de la pièce, est une sorte de Hamlet contemporain, un jeune homme dont le métier est de prendre la place du mort lors des reconstitutions criminelles de la police. Il s’agit d’un personnage qui, comme Hamlet, est déçu moralement par le monde de ses parents. Sa mère est au centre de cette désillusion. Dans le rôle de la victime dépeint une sorte d’isolement qui semble inhérent au monde contemporain. Tout au long de la pièce, le rapport à la mort évolue vers une forme d’apprivoisement. Comme Hamlet, Valya ne pourra véritablement vivre, agir, résoudre le conflit qui l’oppose à son entourage, qu’après avoir vaincu sa peur de la mort.
 
Il s’agit également d’un texte faisant preuve de beaucoup de dérision…
O. K. : Si l’on regarde le monde de ce point de vue, tout devient dérisoire, tout paraît absurde et vain. Il ne reste plus alors que deux solutions pour continuer à vivre : prétendre être fou, comme le fait Hamlet, ou jouer le mort, prendre la place des cadavres, comme le fait Valya.
 
« Prétendre être soi-même dans la vie est une utopie totale. »
 
Est-ce une façon de dire que Valya ne peut être lui-même qu’en jouant le mort ?

O. K.
: Oui, et c’est une figure très juste des frères Presniakov. Prétendre être soi-même dans la vie est une utopie totale. Il est impossible d’échapper aux rôles que la société nous attribue. Je crois que seul l’art permet cela. Si l’on devenait soi-même dans la vie, on deviendrait dangereux et inutile. Dans l’art c’est exactement le contraire, si l’on n’est pas soi-même, alors on crée des œuvres inutiles. C’est peut-être ce que Sarah Kane voulait dire lorsqu’elle déclarait qu’elle essayait d’être la plus sincère possible. Elle a exprimé cette sincérité à travers le théâtre, ou même en agissant comme elle l’a fait [ndlr : Sarah Kane s’est donné la mort en 1999].
 
Quel sens souhaitez-vous donner à votre travail de mise en scène ?

O. K.
: Pour moi, le théâtre et l’espace du théâtre ne se résument pas aux 20 ou 30 m2 de la scène. L’espace théâtral dans lequel le théâtre a réellement lieu est l’imaginaire du public. Je veux dire que si le théâtre a uniquement lieu sur le plateau, c’est un théâtre mort, qui se nie lui-même. La scène n’est qu’un point de départ sur lequel on doit prend son élan pour se projeter dans l’imagination du spectateur et ainsi le transformer en créateur. Car, finalement, celui qui crée, c’est lui. De ce point de vue, je trouve très intéressant de travailler sur La Mégère apprivoisée. Car cette pièce n’est pas l’histoire toute simple de l’apprivoisement d’une mégère. A travers son prologue, Shakespeare parle d’un théâtre qui va au-delà des limites de la réalité, qui se joue puis oublie qu’il est théâtre pour rejoindre le monde sans repères de l’imaginaire, un monde dans lequel il n’y a plus de conditionnel, plus de relatif. C’est peut-être ce à quoi Artaud faisait référence lorsqu’il parlait du théâtre comme rêve. Dans un rêve, le rêveur n’existe pas, il est en dehors du monde qu’il construit. De la même façon, le théâtre doit faire mourir, dans le spectateur, l’être qui a conscience d’être un spectateur. Et le seul moyen de le faire, c’est de se transporter dans son imaginaire. Le spectateur s’oublie alors lui-même. C’est à ce moment-là que peut avoir lieu le miracle du théâtre.
 
Entretien réalisé par Manuel Piolat Soleymat (traduction Akvile Melkunaite)
 
Dans le rôle de la victime [Playing the victim](spectacle en lituanien, surtitré), de Oleg et Vladimir Presniakov ; mise en scène de Oskaras Korsunovas. Les 9, 10 et 13 novembre 2007 à 20h30, le 11 novembre à 16h00, le 14 novembre à 19h30. Théâtre de la Commune, Centre dramatique national d’Aubervilliers, 2, rue Edouard Poisson, 93300 Aubervilliers. Réservations au 01 48 33 16 16.
En tournée les 21 et 22 novembre à La Comédie de Reims (cf. le dossier sur le Centre dramatique national de Reims, dans ce même numéro), les 27 et 28 novembre à L’apostrophe, Scène nationale de Cergy-Pontoise et du Val d’Oise, les 30 novembre et 1er décembre au Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines, Scène nationale.
 

La Mégère apprivoisée, de William Shakespeare ; mise en scène de Oskaras Korsunovas. Du 8 décembre 2007 à juillet 2008. Comédie-Française, Salle Richelieu, place Colette, 75001 Paris. Réservations, informations et horaires au 0825 10 16 80 (0,15 € TTC la minute) ou sur www.comedie-francaise.fr



Il n'y a aucune réaction sur cet article. Soyez le premier à réagir Réagir à cet article ...

Autres articles dans la catégorie Théâtre :
Jean-Louis Martinelli
numéro : 176 /
Jean-Louis Martinelli
Du drame bourgeois à l’espace du tragiqueLe directeur du Théâtre Nanterre-Amandiers met en scène Une Maison de poupée de Henrik Ibsen. Un version qui se fonde notamment sur une nouvelle traduction de la pièce et sur la présence, dans le rôle de Nora, de la comédienne Marina Foïs.
| Bernard Sobel
numéro : 176 /
Bernard Sobel
« Nous sommes les contemporains de Shakespeare »Imogène, princesse de sang, et Posthumus, noble de cœur, ont scellé leur union contre les vœux de Cymbeline, roi de Bretagne. De ce mariage défendu naîtront complots, trahisons, empoisonnements, fausses morts, travestissements, guerres et amours contrariées. Dans Cymbeline (1609), Shakespeare tresse un conte mystérieux, complexe, qui décline, entre tragédie et comédie, la lutte pour le pouvoir, la quête du vrai derrière les apparences, la puissance des désirs… la vie dans ses infinis chatoiements.
| Serge Merlin
numéro : 176 /
Serge Merlin
Thomas Bernhard, une rage à partager sur la scèneSerge Merlin dit Extinction de Thomas Bernhard, lecture radiophonique France-Culture créée à La Colline en 2009. Le narrateur quitte Rome pour le domaine familial autrichien et les funérailles de ses parents et de son frère. Règlements de comptes en perspective.
| Franck Lepage
numéro : 176 /
Franck Lepage
Un pavé dans la mareLe Grand Parquet invite pour un mois Franck Lepage (ancien « prophète salarié » devenu « clown-consultant ») et ses acolytes du Pavé pour cinq Conférences gesticulées. Le but est de déconstruire l’idéologie capitaliste, ses effets et ses méfaits et de rendre au peuple, par la connaissance, les moyens d’une émancipation joyeuse. Après une première conférence sur l’éducation populaire en février, quatre rendez-vous sont programmés en mars. A ne surtout pas rater !
| Stanislas Nordey
numéro : 176 /
Stanislas Nordey
Sortir Camus du bagneStanislas Nordey met en scène Les Justes d’Albert Camus, avec le désir de rendre sa légitimité théâtrale à une œuvre injustement reléguée et empoussiérée dans l’imaginaire collectif.
| Stéphanie Loïk
numéro : 176 /
Stéphanie Loïk
L’homme plus grand que la guerreDans le cadre de la Trilogie Svetlana Alexievitch organisée au TQI pendant tout le mois de mars, Stéphanie Loïk met en scène deux de ses textes construits autour des témoignages de la guerre.
| Festival Trans(e)
numéro : 176 /
Festival Trans(e)
Transversal et transfrontalier, le Festival accueille la création artistique allemande, française et suisse à travers des installations et spectacles de théâtre, musique, danse à la croisée des langues et des formes.
| Rencontre des Jonglages
numéro : 176 /
Rencontre des Jonglages
La troisième édition montre toute la diversité du jonglage d’aujourd’hui, qui allie création et performance.
| « Théâtre et faits divers »
numéro : 176 /
« Théâtre et faits divers »
Après « la place du rire sur les scènes de théâtre » en 2009, le Groupe des vingt théâtres en Ile-de-France* interroge, cette année, les liens entre les faits divers et la création dramatique contemporaine.
| Ciels
numéro : 176 /
Ciels
Wajdi Mouawad invente un thriller implacable et haletant, mais qui contraint et emprisonne l’esprit du spectateur dans un cadre trop formalisé.
| Un Tramway
numéro : 176 /
Un Tramway
Avec Isabelle Huppert, époustouflante dans le rôle de Blanche DuBois, Krzysztof Warlikowski met en scène avec une impressionnante maîtrise une tragédie du quotidien traversée d’effarantes tensions.
| Ode maritime
numéro : 176 /
Ode maritime
Ce fut l’une des plus belles créations du dernier Festival d’Avignon : Jean-Quentin Châtelain — mis en scène par Claude Régy — porté et transpercé par les mots d’Alvaro de Campos, alias Fernando Pessoa. Un moment de grâce pure, de ceux qui marquent la mémoire du théâtre.
| L’Araignée de l’éternel
numéro : 176 /
L’Araignée de l’éternel
Christophe Rauck rend hommage à Claude Nougaro par un portrait subjectif qui laisse entrevoir la mélancolie douce du poète.
| Le Mystère du bouquet de roses
numéro : 176 /
Le Mystère du bouquet de roses
Gilberte Tsaï offre au public Le Mystère du bouquet de roses de l’Argentin Manuel Puig. Une pièce radieuse au suspens subtil, servie dans l’élégance de Christiane Cohendy et de Sylvie Debrun.
| Les Naufragés du Fol Espoir
numéro : 176 /
Les Naufragés du Fol Espoir
Àvec Les Naufragés du Fol Espoir, le Soleil de Mnouchkine assoit en majesté sa renommée d’un théâtre de troupe dédié au public sous le prisme de l’invention moderne du cinématographe et d’un siècle d’utopies mises à mal.
| Baïbars (ou Le mamelouk qui devint sultan)
numéro : 176 /
Baïbars (ou Le mamelouk qui devint sultan)
Mélange de chevaleresque et de picaresque, de trivial et de merveilleux, d'épique et d'héroï-comique, Baïbars porte pour la première fois à la scène un récit traditionnel de la culture arabo-musulmane, disparate et familier.
| Les douze pianos d’Hercule
numéro : 176 /
Les douze pianos d’Hercule
Un spectacle revigorant et divertissant par Jean-Paul Farré, adepte de frasques musicales et théâtrales en solitaire.
| Portrait d’une femme
numéro : 176 /
Portrait d’une femme
Anne-Marie Lazarini, familière de l’œuvre de Michel Vinaver, s’empare de sa pièce la plus énigmatique. Avec rigueur, finesse et sens du détail mais sans vraiment laisser résonner la partition.
| Le Théâtre de l’Amante anglaise
numéro : 176 /
Le Théâtre de l’Amante anglaise
Dans Le Théâtre de l’Amante anglaise, Marguerite Duras « fait œuvre » d’un crime de la fin des années 1940 et crée une pièce dangereusement troublante. Le metteur en scène Ahmed Madani réunit Elizabeth Macocco, Laurent Manzoni et Nicolas Pignon dans une version intimiste de ce double face-à-face.
| L’Affaire de la rue de Lourcine
numéro : 176 /
L’Affaire de la rue de Lourcine
Avec L’Affaire de la rue de Lourcine, vaudeville de Labiche, Daniel Jeanneteau et Marie-Christine Soma goûtent à la légèreté stylistique du divertissement. La caricature du trait souligné à l’excès révèle un portrait effrayant du bourgeois.
| Maison de poupée
numéro : 176 /
Maison de poupée
Michel Fau guide et accompagne Audrey Tautou pour ses premiers pas sur scène en traitant la comédienne comme l’héroïne qu’elle incarne : en poupée mécanique... Cruelle mise en abyme...
| Le Chandelier
numéro : 176 /
Le Chandelier
La compagnie du Théâtre du Trèfle s’empare de cette pièce peu jouée de Musset avec fougue et jubilation. Un désordre amoureux qui fait tomber les masques.
| Fièvre
numéro : 176 /
Fièvre
L’injustice brutale et généralisée du monde sur une scène de théâtre, à travers la remarquable interprétation de Simona Maïcanescu, sobrement mise en scène par Lars Noren.
| Tempête sous un crâne
numéro : 176 /
Tempête sous un crâne
Dans Tempête sous un crâne, la compagnie Air de Lune déroule toute l’histoire des Misérables. Pari relevé pour un spectacle en deux époques énergique et révérencieux.
| Terre océane
numéro : 176 /
Terre océane
Terre Océane de Daniel Danis, déversée avec délicatesse sur le plateau de Véronique Bellegarde. Une invention plastique et technologique, inspirée par les frimas de la forêt québécoise, refuge pour la disparition des êtres chers.
| Embrassons-nous Folleville !
numéro : 176 /
Embrassons-nous Folleville !
Laurent Fréchuret installe avec Labiche la permanence artistique au CDN de Sartrouville : une pétillante et truculente démonstration de la capacité jubilatoire et flamboyante du théâtre.
| La Précaution inutile ou Le Barbier de Séville
numéro : 176 /
La Précaution inutile ou Le Barbier de Séville
Laurent Hatat met en scène avec une élégante virtuosité la machine comique réglée par Beaumarchais : une partition de choix pour des comédiens remarquables de finesse et de précision.
| Kichinev 1903
numéro : 176 /
Kichinev 1903
Le comédien Zohar Wexler part en quête de son histoire à travers l’Histoire et fouille la mémoire du pogrom de Kichinev.
| Mystère bouffe et fabulages
numéro : 176 /
Mystère bouffe et fabulages
Muriel Mayette fait entrer Dario Fo au répertoire de la Comédie-Française dans un grand éclat de rire.
| No Dice
numéro : 176 /
No Dice
Les acteurs du Nature Theater of Oklahoma taillent à même leur quotidien une désopilante et cruelle réflexion sur l’état de l’art, du théâtre en particulier et de nos existences en général.
| Invasion !
numéro : 176 /
Invasion !
Michel Didym met en scène la première pièce du jeune romancier suédois Jonas Hassen Khemiri. Une variation pleine d’entrain et de fantaisie sur la question de l’identité culturelle, du choc des cultures.
| Burn baby burn
numéro : 176 /
Burn baby burn
Deuxième volet du diptyque mis en scène par Anne-Laure Liégeois au Studio-Théâtre de la Comédie-Française, Burn baby burn traverse les territoires de la solitude et du mal de vivre adolescent. Un spectacle joliment sensible à partir d’un texte sans grandes fulgurances.
| Les Suppliantes
numéro : 176 /
Les Suppliantes
Olivier Py continue son entreprise de théâtre d’intervention, adaptant Eschyle en une forme courte et partout transportable. Et ressuscitant les antiques alarmes, il interpelle l’abject aujourd’hui...
| Attraction
numéro : 176 /
Attraction
Johann le Guillerm est de retour pour un mois à la Villette. C’est l’étape 2010 d’Attraction, projet sans cesse évolutif de ce tournoyant circassien « en quête d’une compréhension du monde ».
| La scène belge s’installe aux Abbesses
numéro : 176 /
La scène belge s’installe aux Abbesses
Hans Van den Broeck et Peeping Tom fouillent la part d’ombre des relations humaines.
| Ça travaille encore !
numéro : 176 /
Ça travaille encore !
Un spectacle musical de la compagnie Influenscènes autour du monde du travail, structuré joyeusement autour de la mémoire des luttes.
| L’Envolée
numéro : 176 /
L’Envolée
Fruit du rapprochement de trois théâtres européens, L’Envolée de Gilles Granouillet est aujourd’hui présentée à Paris, au Théâtre de l’Est parisien, après avoir été créée à Saint-Etienne, Zagreb et Liège.
| R.E.R.
numéro : 176 /
R.E.R.
S’inspirant de faits divers ayant défrayé la chronique dans les années 1980 et 2000, l’auteur Jean-Marie Besset présente R.E.R. Une pièce qui dresse le portrait d’une France secouée par certains préjugés et certaines solitudes.
| Ali
numéro : 176 /
Ali
« Un numéro long ou une pièce courte », comme le dit si bien Mathurin Bolze. Ce duo facétieux nous raconte l’histoire d’un autre corps, créé avec la complicité et l’amitié de Hedi Thabet.
| Elias Lester a disparu
numéro : 176 /
Elias Lester a disparu
Eudes Labrusse met en scène avec Jérôme Imard son dernier texte, thriller centré sur la recherche des origines.
| Karl Marx, le Retour
numéro : 176 /
Karl Marx, le Retour
L’auteur Howard Zinn s’est éteint récemment. Sa parole américaine, éclairée et intellectuelle est à découvrir à travers l’une de ses pièces joyeuse et truculente.
| Hung
numéro : 176 /
Hung
La chorégraphe d’origine indienne Rukmini Chaterjee et la comédienne Valérie Dreville proposent un spectacle autour du personnage de la déesse Kali, figure féminine violente de l’hindouisme.
| Partage de Midi
numéro : 176 /
Partage de Midi
Antoine Caubet, artiste associé au Théâtre de l’Aquarium, met en forme et en voix le voyage claudélien, avec Cécile Cholet, Pierre Baux, Victor de Oliveira et lui-même (De Ciz).
| Crime et Châtiment
numéro : 176 /
Crime et Châtiment
Nikson Pitakaj adapte et met en scène le roman de Dostoïevski en deux parties.
| Les Nouvelles Brèves de comptoir
numéro : 176 /
Les Nouvelles Brèves de comptoir
Après deux premiers spectacles créés en 1994 et 2000, Jean-Michel Ribes et Jean-Marie Gourio offrent une nouvelle tournée de Brèves de comptoir. Au Théâtre du Rond-Point.
| L’Arbre d’Amour
numéro : 176 /
L’Arbre d’Amour
Le conteur Henri Gougaud et le marionnettiste-metteur en scène Ezéquiel Garcia-Romeu conjuguent leurs univers dans un spectacle explorant les choses de l’amour.
| Sous le masque tu es mortel pauvre orphelin
numéro : 176 /
Sous le masque tu es mortel pauvre orphelin
La compagnie du Faux Col, mêlant comédiens, marionnettes et masques, donne vie à une fable centrée sur la figure libertaire et universelle de Polichinelle.
| Hobb Story – Sex in the (arab) city
numéro : 176 /
Hobb Story – Sex in the (arab) city
Lotfi Achour dévoile l’amour dans le monde arabo-musulman dans sa forme contemporaine. Soumission, transgression, contradictions...
| Rêves d’elles
numéro : 176 /
Rêves d’elles
Dans le cadre de la Journée internationale des femmes, la Fox Compagnie présente Rêves d’elles : un spectacle sur la condition féminine écrit et mise en scène par Michèle Renard.
| La Contrebasse
numéro : 176 /
La Contrebasse
Le comédien Hubertus Biermann — contrebassiste de formation – s’empare du célèbre monologue de Patrick Süskind. Dans une mise en scène de Natascha Rudolf.
| Los Demonios
numéro : 176 /
Los Demonios
Mêlant l’Histoire et l’intime d’une quête identitaire, la pièce de Valérie Boronad rend hommage aux disparus de toutes les dictatures.
| Electronic City
numéro : 176 /
Electronic City
Cyril Teste et le Collectif MxM inventent un théâtre vidéo et donnent une version remarquable de la pièce de Falk Richter. Un voyage au cœur de « l’homme flexible » sous l’emprise de l’économie mondialisée.
| Médée
numéro : 176 /
Médée
Farid Paya s’empare du poème musical et sanglant où la farouche Médée module sa douleur et sa haine et compose, avec les acteurs de la Compagnie du Lierre, une tragédie chorale enflammée.
| Voyage à travers les ombres
numéro : 176 /
Voyage à travers les ombres
Véronique Widock incarne Mary Barnes et retrace le chemin qui lui a permis de sortir des tourments de la schizophrénie. Autour du spectacle, le Hublot relance le débat sur la psychiatrie en France.
| Bleu Blanc Vert
numéro : 176 /
Bleu Blanc Vert
Le metteur en scène algérien Kheireddine Lardjam porte à la scène Bleu Blanc Vert, le roman de Maïssa Bey. Un texte sur la difficulté d’aimer qui retraverse l’histoire de l’Algérie postcoloniale.
| Lorenzaccio
numéro : 176 /
Lorenzaccio
Le directeur du Studio d’Asnières-sur-Seine met en scène Lorenzaccio d’Alfred de Musset avec, dans le rôle-titre, le comédien Benjamin Tholozan.
| Montaigne
numéro : 176 /
Montaigne
« Par sauts et gambades », à l’instar de l’auteur des Essais, Thierry Roisin adapte et met en scène le verbe et la pensée libres de Montaigne en un spectacle remarquable de finesse et d’intelligence.
| Ô Carmen
numéro : 176 /
Ô Carmen
Seul sur scène aux côtés du pianiste Aurélien Richard, le comédien, chanteur et clown Olivier Martin-Salvan interprète tous les rôle de Ô Carmen, un « parcours poétique et burlesque » sur le monde de l’opéra.
| Les Monologues voilés
numéro : 176 /
Les Monologues voilés
L’artiste hollandaise Adelheid Roosen lève le voile des non-dits et met en scène le florilège intime qu’elle a composé à partir d’interviews d’habitantes des Pays-Bas originaires de pays islamiques.
| Eloge du poil
numéro : 176 /
Eloge du poil
Jeanne Mordoj manipule l’imagerie du corps monstrueux et chahute drôlement les perceptions de la normalité.
|

Vous recherchez :

dans
Télécharger le dernier numéro Téléchargement du journal au format PDF N°176 / MARS - 2010 Abonnez vous en un clic
Espace perso :
 Login : mot de passe :
Inscrivez vous | Mot de passe perdu ?
Publicité :
Vidéos :
AIDE-TOI LE CIEL est une pièce où les personnages se débattent avec leur destin, avec leurs ambitions, avec la ville. On suit les circulations des personnages à travers l’espace urbain, comme autant de petites épopées quotidiennes. La ville est donc ici à l’image de la société, un espace stratifié et hiérarchisé où les personnages se déplacent, tout comme ils se déplacent sur le plan social.
En un clic :
numéro : 176 /
Xavier Lemettre
« La musique n’est pas une marchandise »Le directeur du festival Banlieues Bleues revient sur les objectifs et les grandes lignes de cette 27e édition, ainsi que sur les dangers qui planent sur le monde de la culture.
numéro : 176 /
Terre océane
Terre Océane de Daniel Danis, déversée avec délicatesse sur le plateau de Véronique Bellegarde. Une invention plastique et technologique, inspirée par les frimas de la forêt québécoise, refuge pour la disparition des êtres chers.
numéro : 176 /
Gustave Leonhardt
Musique baroqueToujours sur la route du son authentique, le claveciniste déjà mythique vient tutoyer Froberger aux Bouffes du Nord.
numéro : 176 /
L’Arbre d’Amour
Le conteur Henri Gougaud et le marionnettiste-metteur en scène Ezéquiel Garcia-Romeu conjuguent leurs univers dans un spectacle explorant les choses de l’amour.
numéro : 176 /
Le Bourgeois Gentilhomme
Molière mis en musiqueLe Poème harmonique de Vincent Dumestre reprend la production de la comédie-ballet, magnifiquement mise en scène par Benjamin Lazar. Le mélomane curieux pourra également entendre ce mois-ci la relecture de la même pièce par Richard Strauss.
numéro : 176 /
Les Monologues voilés
L’artiste hollandaise Adelheid Roosen lève le voile des non-dits et met en scène le florilège intime qu’elle a composé à partir d’interviews d’habitantes des Pays-Bas originaires de pays islamiques.
numéro : 176 /
Kichinev 1903
Le comédien Zohar Wexler part en quête de son histoire à travers l’Histoire et fouille la mémoire du pogrom de Kichinev.
numéro : 176 /
Burn baby burn
Deuxième volet du diptyque mis en scène par Anne-Laure Liégeois au Studio-Théâtre de la Comédie-Française, Burn baby burn traverse les territoires de la solitude et du mal de vivre adolescent. Un spectacle joliment sensible à partir d’un texte sans grandes fulgurances.
numéro : 176 /
La Précaution inutile ou Le Barbier de Séville
Laurent Hatat met en scène avec une élégante virtuosité la machine comique réglée par Beaumarchais : une partition de choix pour des comédiens remarquables de finesse et de précision.
 
Hors-Série :
Hors-Série :