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Focus du n°161 / OCTOBRE - 2008
La Comédie de Caen / Saison 2008-2009
Cartographie inventive et joyeuse du monde commun
Jean Lambert-wild, créateur original et inventif, dirige la Comédie de Caen depuis bientôt deux ans. Sa capacité à poétiser le réel le pousse à développer entre le théâtre et son public des relations inédites, ouvertes et coopératives. La Comédie de Caen s’installe en rhizome fertile à travers la ville, cherchant à devenir partie prenante et militante du lien symbolique et social, culturel et urbain. Des spectacles, des fêtes, des conférences, des projets communs avec l’Université populaire de Caen : il s’agit de « mener joie » et sens partout, « des bois aux appartements », en renouvelant activement l’idée d’un théâtre populaire de qualité. ![]() Entretien
Jean Lambert-wild
Connaître et s’y reconnaîtrePoursuivant sa route commencée depuis presque deux ans à la tête de la Comédie de Caen, Jean-Lambert-wild y présente en mai une élégie qu’accompagne la musique de Jean-Luc Therminarias. Quel premier bilan après votre arrivée à la tête de la Comédie de Caen ?
Jean Lambert-wild : Nous avons eu cette année plus d’abonnés que prévu, plus de public, et un public élargi. Le taux de remplissage a été important sur les séries. Nous entamons un travail d’élargissement qui va demander des années afin de faire en sorte que le public devienne coopérateur de notre projet. Plein de signes nous sont déjà envoyés qui attestent qu’une relation ouverte s’est déjà installée. Mais pour qu’une relation s’installe dans la durée, c’est la connaissance plus que la confiance qu’il faut développer : si on ne connaît pas le lieu qui est à côté de chez soi, on n’y va pas. Connaître, s’y reconnaitre : c’est ça qui est important.
Quels sont vos projets à venir pour la Comédie de Caen ?
J. L.-w. : Essayer de fonder un centre de création et de production européen tourné sur les pays nordiques. Toutes les conditions sont remplies : le volume de l’équipe, la relation privilégiée entre la Région Basse-Normandie et les pays du Nord, le festival Les Boréales, la présence d’un département de littérature nordique à l’Université de Caen et le fait que pour ma part je tourne souvent dans les pays nordiques : tout cela tombe sous le sens et permettrait un bel avenir à cette maison encore très fragile. La saison suivante devrait le confirmer.
« Le théâtre est un isolant temporel. »
Vous reprenez cette année Crise de nerf – Parlez-moi d’amour. Qu’en est-il de ce spectacle ?
J. L.-w. : Je ne peux dire que ce que ça produit mais pas ce que ça dit. Le spectacle tient en grande partie à la puissance d'interprétation des actrices. Laure Wolf et Bénédicte Debilly sont irremplaçables car l’expérience vécue de ce spectacle a été construite avec elles. . Au théâtre, on apprend le nom de celui qui se meut en nous. Il va nous falloir admettre de vivre avec ce nouvellement nommé : la puissance du rituel est là. Sans cela, les choses demeurent en surface. Ce spectacle est une confession ; je ne dirais même pas qu’il s’agit d’un théâtre de l’intime mais du sub-intime. Par la galerie des mots, on avance jusqu’à la chambre où on retrouve celui qu’on a à nommer et à admettre.
A quelle conception du théâtre renvoie ce spectacle ?
J. L.-w. : Je considère que le théâtre est un isolant temporel, une paroi de protection, un moment où on peut s’exclure du temps du monde, du temps contraint. Peu de gens peuvent vivre dans le temps de leur désir. Au théâtre, d’un coup, dans un jeu de regards, on crée un isolant temporel ; on peut même s’exclure de l’idée de temps. C’est ça la force de la poésie. Il s’agit là d’une expérience très particulière qu’on ne peut pas réduire à une simple fable.
Propos recueillis par Catherine Robert
Crise de nerfs – Parlez-moi d’amour ; spectacle de Jean Lambert-wild et Jean-Luc Therminarias. Du 13 au 30 mai 2009, à 20h30 sauf les mercredis et jeudis à 19h30. Théâtre d’Hérouville. ![]() Entretien
Matthias Langhoff
Ne laisser dormir personneMatthias Langhoff se saisit des Chants de Maldoror de Lautréamont et crée une représentation mêlant théâtre et cinéma, histoire intime et histoire mondiale. Une façon de ne pas fermer les yeux sur la réalité sociale qui nous entoure. Qu’est-ce qui vous a amené à travailler sur Les Chants de Maldoror ?
Matthias Langhoff : Lautréamont a toujours été pour moi un poète très important. Un jour, alors que j’allais à un rendez-vous à la Comédie-Française dans la perspective d’y envisager un spectacle, j’ai été confronté à la présence de sans-abris devant la porte du théâtre. Je n’ai plus été capable de penser à autre chose qu’à Lautréamont. Cette situation-là, en un instant, m’a replongé dans l’univers de cet auteur qui a écrit son œuvre à Paris, qui a porté un regard de protestation sur le monde dans lequel il vivait. Je me suis alors dit qu’il fallait que je travaille sur ce texte-là, que je ne pouvais pas me résoudre à fermer les yeux sur la catastrophe, sur l’injustice quotidienne que représente le sort des sans-abris.
Que représentent les figures de SDF qui reviennent régulièrement dans vos spectacles ?
M. L. : Les SDF représentent une des réalités les plus dures de notre monde, une réalité que je ne peux pas ignorer. Cela va au-delà de la pitié, ce sont des existences qui m’intéressent vraiment. Quand je vois des sans-abris, je me dis toujours : quelle force il y a dans ces existences-là, quelle violence peut nous toucher et quel instinct de survie peuvent en découler !
« Le moment de l’art arrive par hasard. »
Trois personnages — M, F et C — interviennent dans votre adaptation. Qui sont-ils ?
M. L. : M, c’est Maldoror et toutes les possibilités de Maldoror : le meurtrier, le monstre, le mendiant… F, c’est la femme et tout ce qui en découle. Quant à C, c’est la créature et le cancer. Ce sont vraiment des figures multiples qui racontent une vraie histoire, une histoire d’amour et de domination. Ce spectacle montre ainsi comment M est pris en étau, comment M se bat contre la domination de F, mais aussi de C.
Comme souvent, votre mise en scène mêle théâtre et cinéma. Pourquoi ?
M. L. : Le cinéma m’a toujours passionné. Je ne suis pas d’accord avec toutes les théories qui placent le théâtre et le cinéma dos à dos. J’ai toujours essayé d’explorer ces deux formes en même temps. Je suis un metteur en scène bricoleur, artisanal. D’une certaine façon, j’ai peur de l’art et ce n’est pas l’art qui m’intéresse. Car, je crois que le moment de l’art arrive par hasard. Ce qui me plaît, c’est bricoler autour de thèmes qui ne laissent personne dormir, emprunter des chemins de traverse pour regarder la vraie existence qui est, selon moi, à la marge du monde.
Propos recueillis par Manuel Piolat Soleymat Dieu comme patient - Ainsi parlait Isidore Ducasse, d’après Lautréamont ; montage, mise en scène, décor et film de Matthias Langhoff. Du 6 au 24 octobre 2008, à 20h30 sauf les mercredis et jeudis à 19h30. Théâtre des Cordes. ![]() Entretien
Fargass Assandé
Le jeu masqué des désirs« N’zassa », en dialecte africain, pagne de raboutage, fait de morceaux différents... C’est ainsi que Fargass Assendé a nommé sa compagnie, pour tisser ensemble les différences et les cultures. Le metteur en scène ivoirien présente aujourd’hui Quartett d’Heiner Müller avec des acteurs africains. Quartett prend-il des résonances particulières dans le contexte africain ?
Fargass Assandé : Il évoque le lien social et ses effets destructeurs sur l’individu. Il stigmatise le rapport au pouvoir, au sexe, à la femme toujours asservie et chosifiée... C’est aussi le miroir d'une société décadente qui veut ignorer ou dissimuler cette dégénérescence. Toutes ces réalités demeurent encore aujourd'hui. Ce jeu de rôle est la base même du fonctionnement politique, professionnel, économique et social. Et l'Afrique excelle dans cette obsession du masque. Ce fantasme terrible de domination tenaille les dignitaires africains qui craignent le changement et se réfugient qui, derrière les oripeaux de la vertu religieuse ou cultuelle, qui dans la violence de l'armée ou du pouvoir qu'ils contrôlent. C'est aussi le lieu où la femme reste bafouée et dépourvue de droits.
Quartett évoque également la question de Dieu...
F. A. : L’Afrique est aujourd’hui, un carrefour de civilisations. Comme partout dans le monde, les influences extérieures provoquées par les flux migratoires fécondent des cultures et modes de vie hybrides qui brisent les carcans traditionnels, cultuels et religieux. Aujourd’hui, la loi est athée, Dieu est présent, mais moins radical, et le réseau de contraintes et de spiritualité bousculé. Les fondamentaux ont disparus pour céder la place à un nouveau code moral fait de domination et de jouissances immondes. Comme dans Quartett, Dieu est impuissant face au néant qui guette les humains. Les hommes ont choisi l’enfer. Les Africains ne réfutent pas l’idée de Dieu, mais ils blasphèment et s’émancipent du poids de l’Eglise et des cultes. Ils jouissent du péché.
« Nous axerons notre travail sur l’érotisme et la sensualité. »
Comment mettre en scène le jeu des désirs ?
F. A. : L'Afrique depuis toujours, exhibe, célèbre le corps mais le sacralise au point d’en faire un tabou inviolable. Nous axerons notre travail sur l’érotisme et la sensualité, en jouant sur les codes amoureux et la suggestion. Mais dans Quartett, la froideur de la jouissance dévoile la souffrance dans la relation de domination qui épanouit les protagonistes.
Quels sont les axes de travail que vous privilégiez ?
F. A. : L’émotion traverse les êtres et les frontières. Seul doit être pris en compte l’humain d’où qu’il vienne, avec sa perversité, ses désirs, ses mutations mais aussi son environnement et ses croyances. Nous cherchons à projeter ce conflit de société sur le continent noir, symbole de conservation, mais aussi, lieu de mutation sans cesse répétée. Cette délocalisation induit indubitablement une influence sur les costumes et les décors, et déterminera aussi les codes du libertinage, des transgressions. Nous voulons produire des expériences avec des corps ancrés dans des rites différents qui inévitablement vont interagir avec la poésie crue de Quartett.
Propos recueillis par Gwénola David
Quartett, de Heiner Müller ; mise en scène de Fargass Assandé. Du 20 avril au 7 mai 2009, à 20h30 sauf les mercredis et jeudis à 19h30. Théâtre des Cordes. ![]() Entretien
David Fauvel
Dévoiler l’humainDavid Fauvel et le Théâtre des Furies réinterrogent Othello et Hamlet, tâchant d’en déterminer la quintessence en élucidant les figures du féminin qui s’y déploient. Comment se présente votre spectacle ?
David Fauvel : Les deux pièces ne sont pas mélangées, elles constituent deux spectacles d’une heure chacun. Desdémone est une adaptation d’Othello et Ophélie une adaptation d’Hamlet. A chaque fois, on ne garde que trois ou quatre personnages, ne conservant que les plus importants. J’adapte le texte de Shakespeare mais il ne s’agit pas d’une réécriture : le texte est conservé.
Pourquoi ne garder que ce que vous appelez l’essentiel ?
D. F. : Pour moi, Shakespeare, c’est très poussiéreux, plein de choses qui ne me parlent plus, notamment dans leur aspect historique. L’essentiel, dans Othello, c’est de comprendre comment on peut parvenir à tuer par jalousie. Dans Hamlet, c’est un peu plus compliqué car Ophélie est un personnage qui a peu de choses à dire dans la pièce. Mais ce travail est aussi un amusement : ainsi, on joue avec le personnage d’Ophélie, cette vierge, cet ange sali qui finit par tomber dans l’ordure.
Pourquoi privilégier les figures féminines ?
D. F. : Le rapport à la féminité, à la sensualité, au couple, m’intéresse beaucoup. Ainsi que le rapport à la sexualité, au fantasme, à l’animalité, le rapport entre l’érotisme et la mort. Il y a quelque chose de magnifique chez Desdémone, cette femme très moderne qui assume ouvertement ses propres fantasmes et qui est tuée pour cela. Quant à Ophélie, ce sont les autres qui la salissent : le monde pourri joue avec elle parce qu’elle est naïve et amoureuse. Néanmoins, je veux éviter le parallèle entre les deux. Ce pourquoi dans Ophélie, c’est une femme qui jouera les personnages de Claudius et Hamlet et un homme qui jouera les femmes. Nous évitons ainsi l’effet de miroir entre les deux pièces et cela nous permet de jouer avec le théâtre, les conventions et Shakespeare lui-même.
« Ce spectacle va très vite : c’est un match de boxe où le public prend des coups. »
Quelle scénographie choisissez-vous ?
D. F. : Nous faisons un théâtre d’acteurs avant tout. Le travail sur l’image est important (il y a des voilages, de la fumée, des masques, de l’eau, de la matière) mais le décor, le texte, la musique et la lumière sont au même rang de matériau. Les acteurs passent avant tout ; ils jouent et cassent le jeu, jouant à jouer et à défaire leur jeu, ce qui révèle d’autant mieux les personnages. En cassant son jeu, l’acteur redevient lui-même : cela révèle son humanité ainsi que celle du personnage.
Pourquoi aborder Shakespeare par « le fracas et la furie » ?
D. F. : Nous vivons dans un monde absurde et les histoires qu’on raconte le sont tout autant. Comment arriver à tuer ? Pourquoi manipuler jusqu’à rendre fou ? J’aime cette folie des personnages et veut préserver son aspect inexplicable. Je ne veux pas d’un théâtre pédagogique. Tout n’est pas à expliquer et c’est difficile, d’ailleurs, de tout expliquer. Ce spectacle va très vite : c’est un match de boxe où le public prend des coups. Ça va très vite et on ne comprend pas tout : soit on accepte, soit on cherche à tout prix des explications et alors on passe à côté…
Propos recueillis par Catherine Robert
Shakespeare de fracas et de furie, Desdémone et Ophélie, de Shakespeare ; mise en scène de David Fauvel. Du 19 janvier au 6 février 2009, à 20h30 sauf les mercredis et jeudis à 19h30. Théâtre des Cordes. ![]() Propos recueillis
Elsa Hourcade
Le puzzle d’une ville à réinventerAboutissement de travaux réalisés au sein d’ateliers de pratiques artistiques, Le Tabularium revisite les notions d’histoire et d’archivage. « De septembre 2008 à juin 2009, les différents artistes réunis dans le processus collectif menant au Tabularium — une auteure, un scénographe, une chorégraphe, une photographe, un comédien, un comédien-auteur, des vidéastes et des architectes — animeront des ateliers de pratiques artistiques. L’idée de ces ateliers est d’inviter les habitants des quartiers situés autour du Théâtre d’Hérouville à imaginer des récits, des personnages, des situations qui auraient pu exister à différentes époques de l’histoire de cette ville. La fiction est au centre de notre démarche : notre projet consiste ainsi, sur la base de supports visuels, sonores et textuels, à recréer une histoire partielle en fabriquant de nouveaux éléments d’archives. Il ne s’agit donc pas de trier ou de répertorier des documents existants mais bien d’inventer les pièces d’un puzzle à constituer. Une fois le temps des ateliers achevé, Le Tabularium prendra corps, durant deux jours, à travers une forme d’installation déambulatoire. Une installation liée à la notion de circulation qui permettra au public de sortir du rapport scène/salle traditionnel, d’accéder à une relation libre et déstructurée au théâtre. »
Propos recueillis par Manuel Piolat Soleymat
Le Tabularium, un projet dirigé par Elsa Hourcade. Les 20 et 21 juin 2009. Théâtre d’Hérouville. Encadré
Le reste de la programmation
Les saisons du plaisirLa programmation 2008-2009 est ponctuée par quatre fêtes : une par saison et à chaque saison, des formes originales, des spectacles de qualité et des manifestations alléchantes. Fête de l’automne le 22 septembre 2008 à 20h au Théâtre d’Hérouville avec Emma la clown sous le divan pour attaquer la saison en compagnie de Meriem Menant, une des meilleurs clowns contemporains. Le 19 octobre à partir de 16h, le Théâtre d’Hérouville accueille Une Journée en Islande afin de présenter le programme du festival des Boréales 2008 et de découvrir le travail du fantasque Bardi Johannsson autour de Häxan, un des premiers films d’horreur de l’histoire du cinéma. Du 6 au 14 novembre, Guillaume Gatteau fait déambuler son Bourgeois gentilhomme et invite petits et grands à redécouvrir ce grand classique dépoussiéré. Le 18 novembre, Marja Nykänen invite les petits à partir de deux ans pour un Premier Chant. Le lendemain, à 19h30 au Théâtre des Cordes, documentaire tourné en Islande suivi d’un débat. Du 20 au 22 novembre, Petite histoire de bateau, à partir de cinq ans, mise en scène par Marja Nykänen. Les 23 et 24 novembre, Carolyn Carlson présente Les Rêves de Karabine Klaxon (à partir de cinq ans). Du 27 au 30 novembre, le Cirque Aïtal s’installe au château de Beauregard avec La Piste là. Du 16 au 19 décembre, Sylvie Robe présente Les petites absences aux plus de huit ans.
De saison en saison : les fruits passent les promesses des fleurs !
Fête de l’hiver le 21 décembre à 17h au Théâtre d’Hérouville avec Du Griot au slameur, projet collectif de la Fondation de Royaumont. Du 7 au 13 janvier 2009, Joël Pommerat présente Pinocchio et du 3 au 14 mars, Je tremble (1) et (2). Du 24 au 27 février, Christophe Lemaître met en scène Arromanches, de Daniel Besnehard. Excursion à partir de neuf ans du 10 au 12 mars, avec Là, en moi, texte de Véronique Piantino mis en scène par Laure Rungette. Fête de printemps le 20 mars à 20h au Théâtre d’Hérouville avec La Guinguette de la citadelle douce. Du 23 au 28 mars, We are la France, mis en scène par Benoît Lambert. Du 30 mars au 3 avril, l’église Saint-Nicolas accueille Die Gehängte, performance étonnante écrite et interprétée par Silke Mansholt. Le 21 avril à 20h30, L’Université sonore du printemps, concert de Jean-Luc Therminarias et des compositeurs associés à la Comédie de Caen. En mai et juin, Odile Sankara anime une scène nomade avec Ro-oua ou le peuple des rois. Et, en apothéose, la présentation des travaux du Tabularium avec l’arrivée de l’été, lors de la dernière fête des 20 et 21 juin. Des propositions pour tous les goûts et pour tous les âges !
Catherine Robert
Comédie de Caen – Centre Dramatique National de Normandie. Théâtre d’Hérouville, 1, square du Théâtre, 14200 Hérouville Saint-Clair. Théâtre des Cordes, 32, rue des Cordes, 14000 Caen. Halle aux Granges, 11, rue du Carel, 14000 Caen. Réservations au 02 31 46 27 29. Renseignements sur www.comediedecaen.com |
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